Une boucle d’agent décide de son prochain coup une étape à la fois — parfait pour explorer, inconfortable quand les étapes coûtent cher ou détruisent des choses. Planifier-puis-exécuter coupe le travail en deux : d’abord le modèle produit un plan complet, ce plan est validé (par un humain, des règles, ou un autre modèle), et seulement ensuite l’exécution démarre.

L’analogie

Le devis de rénovation. Aucun entrepreneur n’abat un mur et ensuite discute de ce à quoi ressemblera le chantier. Il rédige un devis — ce qui sera fait, dans quel ordre, à quel prix — vous l’approuvez, et alors les travaux commencent. Le plan est bon marché à changer ; le mur, non.

Le principe

flowchart LR
    T([tâche]) --> P["LLM : écrit le plan complet"]
    P --> V{"plan validé ?"}
    V -->|approuvé| E["exécute les étapes 1…N"]
    V -->|refusé| P
    E --> C{"la réalité colle toujours ?"}
    C -->|oui| OUT([terminé])
    C -->|dérive| P
  • Le plan est un livrable : étapes numérotées, fichiers touchés, commandes lancées, résultat attendu. Assez concret pour être jugé.
  • La validation est un point de contrôle humain dans la boucle au moment le moins cher possible — avant que rien ne soit arrivé.
  • Pendant l’exécution, si la réalité diverge du plan (un fichier n’est pas là où prévu), le bon réflexe est retour à la planification, pas l’improvisation.

Un exemple concret

Un agent de code chargé de migrer un schéma de base de données :

1. plan   → « ① ajouter une colonne nullable  ② remplir par lots
              ③ poser la contrainte NOT NULL  ④ supprimer l'ancienne
              — plan de rollback pour chaque étape »
2. humain → lit 10 lignes, repère que l'étape ④ casse un vieux
            rapport, demande de garder l'ancienne colonne 30 jours
3. agent  → exécute le plan amendé, étape par étape

Trente secondes de relecture du plan ont évité un incident — bien moins cher que relire un diff de 400 lignes après coup.

Quand l’utiliser

  • Les étapes sont chères ou irréversibles : migrations, suppressions, e-mails en masse, changements d’infrastructure.
  • Vous voulez de la relisibilité : un plan de 10 lignes se juge plus facilement qu’un mur d’actions dans un log.
  • Plusieurs acteurs doivent être d’accord avant que le travail commence.

Quand l’éviter

  • Les tâches exploratoires où le plan est l’inconnue — on ne planifie pas un débogage à l’avance ; utilisez la boucle d’agent.
  • Les tâches triviales : écrire un plan pour renommer une variable, c’est de la cérémonie.

Le piège classique

Le plan que personne ne relit à l’exécution. Si l’exécutant traite le plan comme une vague suggestion, vous avez payé pour du théâtre. Faites du plan le contrat : chaque étape exécutée référence son étape du plan, et toute déviation arrête l’exécution et renvoie à la planification.